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L’anorexie mentale atypique est un trouble des conduites alimentaires qui touche des milliers de personnes dans le monde. De manière générale, l’anorexie mentale atypique touche davantage de personnes que l’anorexie mentale classique.
Mais qu’est-ce que l’anorexie mentale atypique exactement ? Quelles en sont les causes et les signes ? Existe-t-il un traitement ?
Dans cet article, nous aborderons l’anorexie mentale atypique, ses causes, ses signes et ses traitements.
L’anorexie mentale atypique se caractérise par une peur intense de prendre du poids. Elle implique une restriction sévère des apports alimentaires et énergétiques, sans perte de poids importante ni insuffisance pondérale. Les personnes atteintes de ce trouble des conduites alimentaires peuvent donc avoir un poids moyen ou supérieur à la moyenne.
Certaines personnes pensent qu’un poids corporel sain signifie que le trouble des conduites alimentaires est moins grave. Pourtant, l’anorexie mentale atypique montre que ces troubles peuvent prendre de nombreuses formes différentes.
De plus, les personnes atteintes d’anorexie mentale atypique ont une perception négative de leur corps, de leur poids et de leur rapport à l’alimentation. Il s’agit également d’un trouble psychologique grave qui peut avoir des répercussions importantes sur la vie personnelle, professionnelle et relationnelle, quel que soit son effet sur le poids.
Voici les causes de l’anorexie mentale atypique :
Selon les recherches, entre la moitié et quatre-vingts pour cent du risque de développer un trouble des conduites alimentaires serait d’origine génétique.
Les personnes dont un parent au premier degré, comme un frère, une sœur ou un parent, souffre d’un trouble des conduites alimentaires tel que l’anorexie mentale atypique ont dix fois plus de risque d’en développer un, ce qui suggère un lien génétique.
Des modifications de la chimie du cerveau, notamment du système de récompense et des neurotransmetteurs, pourraient également jouer un rôle. C’est le cas de la sérotonine et de la dopamine, qui régulent la faim, l’humeur et le contrôle des impulsions.
De nombreux spécialistes estiment que les personnes souffrant de troubles des conduites alimentaires comme l’anorexie tentent de faire face à des sentiments accablants et à des émotions douloureuses en limitant leur alimentation.
Par exemple, des violences physiques ou sexuelles peuvent conduire certaines personnes à développer un trouble des conduites alimentaires.

Les cultures qui idéalisent une morphologie particulière, généralement mince, peuvent exercer une pression excessive pour se conformer à des normes corporelles irréalistes.
Dans la culture populaire, les médias et la publicité, la minceur est aussi souvent associée à la popularité, à la réussite, à l’attrait physique et au bonheur. Cela peut contribuer au développement de l’anorexie mentale atypique.
La pression des pairs, en particulier chez les enfants et les adolescents, peut exercer une forte influence.
Les moqueries, le harcèlement ou les humiliations liés à l’apparence ou au poids peuvent également aggraver l’anorexie.[1]
Le perfectionnisme, les comportements impulsifs et les relations difficiles peuvent tous contribuer à une faible estime de soi et à une perception négative de sa propre valeur. Ces facteurs augmentent le risque de développer une anorexie mentale atypique.
Voici les signes de l’anorexie mentale atypique :
Les personnes souffrant d’anorexie mentale atypique peuvent ne pas paraître minces. Leur organisme montre toutefois qu’elles subissent des restrictions aussi importantes que les personnes souffrant d’anorexie mentale classique.
Ces personnes peuvent notamment présenter les symptômes suivants :
● Jaunissement et sécheresse de la peau
● Gêne abdominale
● Syndrome de l’intestin irritable
● Affaiblissement du système immunitaire
● Constipation
● Manque d’énergie et léthargie
● Perte de poids importante
La différence entre l’anorexie mentale atypique et l’anorexie mentale classique tient au poids des personnes concernées.
De nombreux symptômes comportementaux et émotionnels sont donc communs aux deux troubles. Les personnes atteintes d’anorexie mentale atypique peuvent penser qu’elles ne sont pas suffisamment malades ou invoquer leur poids pour affirmer qu’elles sont en bonne santé ou que tout va bien.
En outre, leur trouble peut passer inaperçu si elles ne présentent pas une insuffisance pondérale marquée. Parmi les symptômes comportementaux et émotionnels à surveiller figurent :
● Attention excessive portée au poids, à la taille et à la forme du corps
● Faible estime de soi
● Image corporelle déformée
● Anxiété à l’idée d’être en surpoids ou de devenir obèse
● Focalisation excessive sur les aliments, leur valeur nutritionnelle et leurs effets physiologiques
● Refus de manger ou de laisser les autres voir la personne manger
● Instabilité émotionnelle accrue (irritabilité, sautes d’humeur, etc.)
● Difficultés à réfléchir et à se concentrer
Voici les traitements de l’anorexie mentale atypique :
La psychothérapie est une forme d’accompagnement individuel. Elle vise à améliorer les pensées liées au trouble des conduites alimentaires au moyen d’un traitement cognitif, ainsi que les comportements au moyen d’une thérapie comportementale.
Ce traitement comprend des méthodes concrètes pour développer un rapport sain à l’alimentation et au poids. Il propose aussi des approches visant à modifier la manière dont la personne réagit aux situations difficiles.
L’anorexie mentale atypique est souvent associée à l’anxiété et au désespoir.
Certains professionnels de santé peuvent donc prescrire des médicaments pour aider à prendre en charge ces symptômes. Un antipsychotique comme l’olanzapine peut favoriser la prise de poids. Les médecins prescrivent parfois aussi des médicaments visant à réguler les règles.
L’accompagnement nutritionnel est une méthode de traitement de l’anorexie qui aide à développer un rapport sain à l’alimentation et au poids.
Il aide également les personnes concernées à retrouver des habitudes alimentaires régulières et leur transmet l’importance d’une bonne nutrition et d’une alimentation équilibrée.
Le soutien de la famille est essentiel dans le traitement de l’anorexie mentale atypique. Les proches doivent apprendre à reconnaître les signes et les symptômes d’un trouble des conduites alimentaires.
Les personnes souffrant de troubles des conduites alimentaires peuvent aussi bénéficier d’une thérapie de groupe. Elles peuvent y trouver du soutien et exprimer librement leurs sentiments et leurs inquiétudes auprès de personnes ayant vécu des situations similaires.
Une perte de poids importante ayant entraîné une malnutrition et d’autres conséquences graves sur la santé mentale ou physique, comme des troubles cardiaques, une dépression ou des actes suicidaires, peut nécessiter une hospitalisation.
L’anorexie mentale atypique est un trouble dangereux et potentiellement mortel. La bonne nouvelle, c’est qu’un rétablissement complet est possible avec un traitement adapté.[2]
Si vous ou une personne de votre entourage présentez des signes d’anorexie, demandez de l’aide et consultez pour obtenir un traitement. N’oubliez pas qu’il n’est jamais trop tard pour demander de l’aide. De plus, commencer un traitement le plus tôt possible augmente les chances de rétablissement.
Un bon réseau de soutien et une application de suivi de la sobriété comme I Am Sober peuvent également vous aider.
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