I Am Sober est une application gratuite qui vous aide à reprendre un certain contrôle sur votre vie.
Une enquête récente, menée en août 2017 par le Pew Research Center a révélé que 46 % des Américains « déclarent avoir un membre de leur famille ou un ami proche qui est ou a été dépendant aux drogues ». Au vu des chiffres vertigineux concernant la seule consommation d’alcool, cela ne devrait pas nous surprendre.
En 2015, la National Survey on Drug Use and Health (NSDUH) a constaté que plus de 15 millions de personnes aux États-Unis présentaient un trouble lié à l’usage de l’alcool, l’alcoolisme étant inclus parmi les degrés de ce trouble.
Le Pew Research Center a conçu cette enquête pour déterminer comment l’abus de substances affectait les personnes selon leur genre, leur origine ethnique et leur affiliation politique. Il en est ressorti qu’il n’existait aucune différence statistiquement significative entre ces groupes. C’est un problème que tout le monde côtoie, quelles que soient ses origines. Le véritable constat est donc le suivant : près de la moitié de la population américaine connaît une personne touchée par une addiction, et pourtant ces personnes continuent à se sentir isolées, seules et déprimées.
Cela semble indiquer que beaucoup de gens savent qu’une personne souffre, mais ne savent pas quoi faire pour l’aider.
Beaucoup ne savent ni comment aider ni, ce qui est plus dangereux encore, à quel moment intervenir. Un mythe veut qu’une personne dépendante doive « toucher le fond » avant de pouvoir être aidée, mais c’est la voie de la moindre résistance. Comme le montre l’enquête du Pew Research Center, c’est une attitude répandue, mais elle n’aide personne. En 2016, plus de 64,000 personnes sont mortes d’une overdose, et ce nombre n’a cessé d’augmenter depuis 2002 (CDC Wonder). Au vu du nombre de décès par overdose, mieux vaut s’attaquer au problème avant que la situation ne s’aggrave.
Les personnes qui ne connaissent pas l’addiction doivent ensuite comprendre qu’il ne suffit pas de « tout arrêter ». De leur point de vue, on peut arrêter de boire quand on le souhaite, mais le combat d’une personne dépendante est différent. Il ne s’agit pas seulement de consommer la substance : il y a aussi l’envie irrépressible et la pensée constante du moment où elle pourra en reprendre. Même s’il suffisait de « ne pas boire », il faudrait encore savoir comment arrêter d’y penser, ce qui peut être tout aussi accablant. Demander « pourquoi ne pouvez-vous pas simplement arrêter de boire ? » revient à dire « soyez heureux » à quelqu’un qui pleure, ou « calmez-vous » à quelqu’un qui est furieux.
Une fois que vous comprenez l’addiction, l’étape suivante consiste à aborder le problème. Préparez cette conversation à l’avance : mieux vaut ne pas surprendre une personne en parlant de son addiction alors qu’elle est sous l’emprise de drogues ou de l’alcool. Assurez-vous que votre ami ou votre proche est sobre et parlez-en dans un endroit privé, sans accès immédiat à la substance.
L’une des meilleures choses à faire est de parler avec cette personne de ses objectifs et de lui demander si elle remarque que son addiction les entrave. Si elle souhaite obtenir une promotion, demandez-lui si elle pense que son addiction affecte son travail. Si elle veut avoir des enfants un jour, demandez-lui si cette habitude a contribué à l’échec de certaines relations. Si elle veut explorer d’autres possibilités dans la vie, demandez-lui si cette habitude a étouffé ses ambitions. Un regard extérieur est souvent nécessaire pour remarquer ce qui lui a échappé. Cela dit, quelle que soit la manière dont vous formulez les choses, attendez-vous à une certaine résistance. Quand on reproche à quelqu’un d’avoir un problème, il est naturel qu’il se mette sur la défensive. Cela peut toutefois être utile aux deux parties. Les personnes en rétablissement ont parfois tendance à s’emporter pendant le sevrage, et leur réseau de soutien doit pouvoir y faire face.
Cela nous amène à l’autre élément essentiel pour aider un ami confronté à une addiction : le soutien. Soutenir quelqu’un ne consiste pas seulement à « dire » que vous serez là ; vous devez réellement être présent. Parler de l’addiction est la première étape, mais il faut ensuite agir. Si vous n’êtes pas en mesure d’aider, trouvez une communauté qui le peut et proposez souvent de conduire la personne aux réunions. Aidez-la à entrer en contact avec d’autres personnes en ligne.
Même si l’alcool et la dépendance aux drogues peuvent provoquer un profond sentiment d’isolement et de solitude, le monde moderne offre de nombreuses possibilités de créer des liens. Aidez cette personne à rencontrer d’autres personnes qui vivent une situation semblable.
L’application I Am Sober existe notamment pour apporter un soutien quotidien à celles et ceux qui en ont besoin. Son outil de suivi de la sobriété célèbre les étapes et comptabilise le nombre de jours de sobriété, à la seconde près. Cette application compagnon offre une motivation quotidienne et rappelle aux personnes dépendantes ce vers quoi elles avancent, qu’elles-mêmes ou leurs proches cherchent à arrêter de boire, de fumer ou de prendre des médicaments sur ordonnance. L’application I Am Sober peut contribuer à créer un réseau de soutien à plusieurs niveaux, dans lequel chacun peut partager, noter et célébrer ses progrès.
L’addiction est un combat permanent, qui se mène 24 heures par jour. Pour rester sur le chemin du rétablissement, le mieux est donc de pouvoir compter sur plusieurs personnes et plusieurs formes de soutien.
I Am Sober est une application gratuite qui vous aide à reprendre un certain contrôle sur votre vie.